Groupe Nancéien AntiPub !

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jeudi 14 décembre 2006

Vélorution de Noël - Samedi 16 Décembre 2006

La Vélorution de Noël

Le Rendez-vous était donné le samedi 16 décembre 2006 pour la dernière Vélorution de l'année qui parcourait ce mois-ci la ville sous le slogan Offrons de l’air pur !!!

Devant un tel affront à la Très Sainte Economie et un tel mépris du Profit des Entreprises de Pollution, le pape Rika et sa horde de fidèles étaient présents à la Vélorution, pour inviter pendant le parcours les coupables de simplicité volontaire à se repentir en récitant quelques prières devant les publicités (pour voiture notamment), à inciter les heureux propriétaires de 4x4 à en acheter de plus gros !, et aux malheureux cyclistes à faire des efforts pour le bien de la Croissance Eternelle, surtout en cette période de Noël !

Le Grand Rika a invité les vélorutionnaire à s'arrêter pour se receuillir devant Saint-Sébastien, grande figure de la consommation nancéienne. "Au nom du pèze, du fric et du saint credit, aboule la caisse !"
Certains adeptes du vélo ne semblaient pas ouvert à Sa Vérité Bienfaisante, d'autres nous ont pris à la rigolade ! Nous les invitons à venir se repentir dans notre cyber-confe$$ionnal...

Halleluia !

Les fidèles attentifs, les prières du pape ont pour but de leur faire abandonner leur vélo qui n'est pas assez poluant au profit d'une grosse voiture

mardi 12 décembre 2006

Bibliographie

Voici nos lectures conseillées. Vous pouvez les emprunter auprès de nous ! Sinon, vous les trouverez en librairie, ou vous pouvez en commander certains auprès de l'association Résistance à l'Agression Publicitaire.

Bonne lecture.


  • Remettre la publicité à sa place

Dossier n° 138

Alternatives Non-Violentes

Mars 2006

Page 3 à 54

«L’enfant-roi est devenu l’enfant-proie, la publicité lui faisant croire comme à ses parents que le bonheur est dans la consommation. Ce numéro exceptionnel explore la manipulation publicitaire, laquelle provoque frustration, obésité, surendettement, perte des valeurs, pillage de la planète… Et en plus ce sont les consommateurs qui payent la pub à travers les produits qu’ils achètent ! En France, le budget annuel des annonceurs est semblable à celui du Ministère de la Défense nationale. Faut-il brûler les marques ? La décroissance est-elle une juste alternative à la société de consommation ? Le Collectif des déboulonneurs s’engage en non-violence et s’explique sur ses actions de désobéissance civile. Avec Paul Ariès, François Brune, Thomas Coutrot, Pierre-Jean Delahousse, Géraldine Hédouin, Serge Latouche, Jean-Bastiste Libouban, François Vaillant…»


  • De l'idéologie, aujourd'hui

Analyses, parfois désobligeantes, du "discours" médiatico-publicitaire.

François BRUNE

Editions Parangon

2003

190 pages

«L'idéologie est omniprésente: dans les sophismes de l'image, le battage événementiel des médias, les rhétoriques du politiquement correct, les clameurs de la marchandise. Machine à produire du consentement, elle démobilise le citoyen en le vouant à l'ardente obligation de consommer, de trouver son identité dans l'exhibition mimétique, sa liberté dans l'adhésion au marché, et son salut dans la "croissance"...
C'est cela l'idéologie aujourd'hui: une vaste grille mentale, faussement consensuelle, qui prescrit à chacun de se taire dans son malheur conforme, et qui aveugle nos sociétés sur la catastrophe planétaire où leurs modèles socio-économiques entraînent les autres peuples.»


  • No Logo. La tyrannie des marques.

Naomi KLEIN

Editions Actes Sud

2002

743 pages

«Aujourd'hui, le village est "planétaire", l'adolescence "mondiale" et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels sont devenus trop restreints pour des logos frappés d'expansionnisme galopant. En plantant leurs drapeaux sur des territoires vierges, de toute publicité, en substituant au simple objet de consommation une image à valeur mythique, les multinationales n'ont pas seulement bouleversé les mentalités et les lois du travail, elles ont modifié l'économie de nombreux pays dans une course au profit qui bafoue sans scrupule les droits et libertés civils. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, dénoncent les abus des grandes sociétés et réclament un partage plus équitable des bénéfices des multinationales. Il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques.»


  • Le Temps de l'antipub. L'emprise de la publicité et ceux qui la combattent.

Sébastien DARSY

Editions Actes Sud

2005

235 pages

«Le temps de l'antipub est-il advenu? L'omniprésence de la publicité est de plus en plus critiquée. On lui reproche non seulement d'agir sur l'esprit et l'inconscient du consommateur, mais aussi d'influer la vie politique, culturelle et sociale.
Sébastien Darsy répertorie, maints exemples à l'appui, les multiples formes que revêt "la communication commerciale". Il dresse également un panorama des différents mouvements antipublicité agissant à Paris et ailleurs. Qu'il s'agisse de mouvements pour sauvegarder le paysage, de collectifs indépendants ou d'altermondialistes déclarés, tous amorcent une prise de conscience essentielle et tentent de limiter l'influence publicitaire.
Pertinent et bien documenté, Le Temps de l'antipub, issu de plusieurs années d'observation, d'enquêtes et d'interviews sur le terrain, nous éclaire sur l'un des faits de société actuels les plus sujets à controverse.»


  • 99 francs (14,99 euros) (Roman)

Frédéric Beigbeder

Poche

Editeur : Editions Gallimard (10 juin 2004)

Collection : Folio

304 pages

ISBN: 2070315738

«En ce temps-là, on mettait des photographies géantes de produits sur les murs, les arrêts d'autobus, les maisons, le sol, les taxis, les camions, la façade des immeubles en cours de ravalement, les meubles, les ascenseurs, les distributeurs de billets, dans toutes les rues et même à la campagne. La vie était envahie par des soutiens-gorge, des surgelés, des shampoings antipelliculaires et des rasoirs triple-lame. L'oeil humain n'avait jamais été autant sollicité de toute son histoire : on avait calculé qu'entre sa naissance et l'âge de 18 ans, toute personne était exposée en moyenne à 350 000 publicités. Même à l'orée des forêts, au bout des petits villages, en bas des vallées isolées et au sommet des montagnes blanches, sur les cabines de téléphérique, on devait affronter des logos "Castorama", "Bricodécor", "Champion Midas" et "La Halle aux Vêtements". Il avait fallu deux mille ans pour en arriver là.»


  • Le livre noir de la pub. Quand la communication va trop loin.

Florence AMALOU

Editions Stock

2001

330 pages

«Une société de marché s'installe, chaque jour d'avantage. Pour certains, la publicité garantit la liberté démocratique puisqu'elle permet au consommateur de mieux choisir. Mais qu'en penser lorsqu'elle vise nos enfants, jusque dans les écoles ; lorsqu'elle fait croire à des maladies pour faire acheter des médicaments ; lorsqu'elle se glisse insidieusement dans les services publics ou la politique ; lorsqu'elle nous impose une vision du monde que nous n'avons pas choisie?
Censure, autocensure, tabous, interdits, manipulations, pressions...Chaque individu est exposé en moyenne à plus de mille messages commerciaux par semaine. Il est temps de prendre la mesure du matraquage qui nous rend apathiques. Cet ouvrage met en lumière la réalité souterraine de la publicité grâce à des enquêtes effectuées dans cet univers à la fois fascinant et tentaculaire, soutenu par de puissants réseaux. La pub est là, elle fait partie de nos sociétés, obligeons-la à tomber le masque.»


  • Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens

Robert-Vincent Joule, Jean-Léon Beauvois



édition 2002 (Broché)

Editeur : Presses Universitaires de Grenoble; Édition : Nouv. version (15 janvier 2004)

Collection : Vies Sociales

ISBN: 2706110449

« Comment amène-t-on autrui à faire ce qu'on voudrait le voir faire ? La solution se trouve dans cette introduction aux techniques de la manipulation... » - LE MONDE.

« Voici un petit ouvrage à ne pas mettre entre toutes les mains. Deux psychosociologues de talent y démontrent comment, dans la vie de tous les jours, nous sommes manipulés par les commerciaux ou la publicité. Idéal pour ne plus tomber dans le panneau... Mais aussi pour obtenir des autres ce que vous souhaitez... » - ENTREPRISE ET CARRIÈRES.

« Cinquante ans de recherches scientifiques, basées sur l'administration de la preuve, permettent aujourd'hui à qui veut influencer autrui de mettre un maximum de chances de son côté et à qui en a assez de se faire "manipuler" de mieux comprendre les ressorts psychologiques au moyen desquels il se fait piéger... » - RÉPONSE À TOUT.

« À la lecture de ces techniques, vous découvrirez sans doute que vous faites déjà de la manipulation sans le savoir et pourrez ainsi améliorer et élargir vos expériences... Et le plus fort, c'est que ça marche aussi en amour. Essayez, vous verrez... » - L'ÉCHO DES SAVANES.

« Comprendre comment fonctionne un piège abscons, c'est déjà commencer à y échapper. » - ACTUEL.

« Finalement, le titre est on ne peut plus exact. La manipulation est observée sous tous ses angles scientifiques, puis disséquée dans toutes ses utilisations pratiques... Tonique en tout cas. » - CHALLENGES.

« Un livre étonnant, utile, indispensable. Que se passera-t-il quand tous ces personnages familiers qui le traversent, chefs et subordonnés, parents et enfants, agences matrimoniales et âmes seules, psychanalystes et inquiets, marchands de n'importe quoi, et vous, et moi, connaîtront sur le bout des doigts cette "technologie comportementale" qu'il faudrait d'urgence inscrire au programme des écoles primaires, peut-être même avant le code de la route... » - ANNALES DES MINES.


  • De la misère humaine en milieu publicitaire: Comment le monde se meurt de notre mode de vie

Groupe Marcuse



Editeur : La Découverte (30 septembre 2004)

Collection : Sur le vif

ISBN-10: 2707144207

«La publicité ne cesse d'étendre son empire. Nous sommes chaque jour soumis à plus de sept mille messages publicitaires. Jusqu'où ira ce bombardement ? En France, plus de vingt milliards d'euros sont investis par an en publicité - trente fois plus que le budget du ministère de l'Environnement ! Qu'y a-t-il là de si décisif pour qu'on y consacre tant d'argent, de talent et d'énergie ? C'est que la croissance est indispensable pour entretenir la santé de l'économie.
Or, on ne peut produire toujours plus de marchandises sans produire en même temps les envies qui permettent de les écouler. Les publicitaires sont chargés de nous inoculer ces envies. Non seulement on nous somme de participer à la production croissante de marchandises, mais avec la publicité nous sommes tenus d'en assurer l'écoulement, jusqu'à la nausée. Le groupe Marcuse explique que le système publicitaire est indispensable à l'expansion du consumérisme et du productivisme, dont les conséquences sont catastrophiques pour les hommes comme pour la nature.
La publicité est le carburant idéologique de ce saccage : elle nous incite sans cesse à consommer, tout en nous aveuglant sur les conséquences de cette hyperconsommation. Il ne faut donc pas en rester à une critique moralisante des " excès " de la publicité. Il faut plutôt s'attacher à comprendre comment elle diffuse un mode de vie qui contribue à l'appauvrissement de la vie. Les excès si décriés apparaîtront alors sous leur jour véritable : les dernières percées d'une offensive qui, depuis trop longtemps, participe à la dévastation du monde.»


  • Petit bréviaire des idées reçues en économie

Les Éconoclastes

Editeur : La Découverte Poche / Essais

Octobre 2004

280 pages

ISBN : 2-7071-4450-9

«Faut-il des fonds de pension pour sauver les retraites ? Les services publics doivent-ils être déréglementés et privatisés ? Le chômage s’explique-t-il par les protections dont bénéficient les salariés et les charges sociales ? Les pays en développement doivent-ils continuer de suivre les politiques que leur imposent les grandes institutions internationales ? Le poids de l’État dans l’économie est-il réellement insupportable ?

Sur toutes ces questions et quelques autres, au cœur du débat public, ce Petit bréviaire des idées reçues en économie s’efforce de couper court aux certitudes martelées dans les médias et que les économistes professionnels mettent souvent trop peu d’empressement à démentir, quand ils ne les cautionnent pas.

Avec ce livre, pédagogique et incisif, les Éconoclastes entendent montrer que l’étude des phénomènes économiques implique une confrontation permanente aux faits, et des débats dont les enjeux politiques et sociaux sont trop souvent éludés. Ils répondent ainsi aux attentes de tous les non-spécialistes - enseignants, salariés, retraités, syndicalistes, militants et autres - soucieux de comprendre les débats que les hommes politiques et leurs experts réduisent abusivement à des questions techniques, inaccessibles au commun des citoyens. Un livre qui sera également particulièrement utile aux lycéens et étudiants en économie pour enrichir leur réflexion.

Pour l'édition de poche, une nouvelle partie intitulée « Économie, science et politique » a été ajoutée, avec des textes inédits de Bernard Guerrien, Jean-Paul Piriou et Jean Gadrey.»'

« L’heure de la guerre contre l'“économiquement correct” aurait-elle enfin sonné ? Un Scud de bonne taille vient en tout cas d’être tiré sous la forme d’un ouvrage intitulé Petit bréviaire des idées reçues en économie […]. Il est bon de questionner la vulgate dominante. » LE MONDE

« Ce livre constitue une excellente introduction critiqueaux principaux débats économiques et sociaux actuels. » ALTERNATIVES ÉCONOMIQUES

«Les Éconoclastes est le pseudonyme collectif d’un groupe issu d’étudiants en économie (notamment des Écoles normales supérieures d'Ulm et de Cachan) qui ont adressé en 2000 au ministre de l’Enseignement supérieur et aux responsables des universités un manifeste dénonçant le manque de pluralisme et le recours abusif à la formalisation mathématique dans l’enseignement de l’économie. Soutenus par une partie des enseignants français et bientôt relayés par de nombreuses initiatives étrangères, ils ont ouvert un large débat qui se poursuit avec ce livre.»

lundi 11 décembre 2006

La Nuit de l'AntiPub (6 décembre 2006)

Le Groupe Nancéien AntiPub et ses sympatisants se devaient de réagir face à la Nuit de la Pub, en ce mercredi 6 décembre 2006 ! Intervention remarquée !

L'association "Objectif Pub" de l'ICN organisait la Nuit de la Pub, au cinéma Caméo Saint-Sébastien et comme ils l'expliquent : "Notre objectif est de proposer au public un spectacle divertissant pour que celui-ci ne considère plus seulement la publicité comme un simple outil de promotion, mais plutôt comme un objet culturel représentatif de notre société."
Nous étions bien sûr là pour rappeler que la publicité n'est pas qu'un simple outil de promotion, mais un vrai outil de domination !

L'Eglise de la Très Sainte Consommation nancéienne a donc improvisé une messe à la consommation pour marquer l'évènement ! Une bonne vingtaine de fidèles étaient venus manifester leur ferveur et leur foi en la Croissance Eternelle et au Bonheur Publicitaire !
Envoyez-nous vos photos ! Merci.

Ce jour là, pour montrer que la pub peut être bien, des spots de pubs "humanitaires" étaient diffusés au milieu du flot de pubs "anti-humanitaires". Le GNAP s'est posé la question de la pub sociale et voici un tract recto-verso expliquant notre avis : tractPubSociale.pdf
Les renseignements généreux parle également de cette question dans leur brochure La conqête de notre imaginaire page 26 chapitre Vertueuse la pub ?

Un cyber-monde sans pub !

Ne plus avoir de pubs sur internet ? C'est tout à fait possible !

Pour cela, vous devez utiliser le navigateur web Mozilla-Firefox, libre et gratuit et installable partout en quelques clics.

Puis installez des extensions pour supprimer toutes les pubs dans Mozilla/Firefox :

- Pour filtrer les pubs : Adblock Plus

- Pour automatiquement mettre à jour les filtres : Adblock Filterset.G Updater

- Pour enlever les pubs de google, gmail, etc... : CustomizeGoogle (puis régler les options de CustomizeGoogle)



Et voilà ! Plus de pubs qui clignotent et ralentissent votre navigation !



(Si vous rencontrez un problème, contactez-nous : antipub.nancy_AT_no-log.org (Remplacez "_AT_" par "@")

dimanche 10 décembre 2006

La journée de déversement de prospectus publicitaires (9 Décembre 2006)

Samedi 9 décembre 2006, les rues de Nancy sont noires de monde. Quel est donc cet évènement qui rassemble les foules? Des élections? Une révolte sociale? Non, tout le monde le sait très bien, il s'agit de Noël ou plutôt, des achats de Noël. Comme d'habitude, la consommation permet à une ville de vivre, de s'animer.
Enfin, c'est ce que pensent les commercants. Mais, à voir les gens, il n'y a pas de quoi se réjouir, tout le monde se bouscule, court d'un magazin à l'autre, et ne s'arrête surtout pas pour parler à un inconnu sauf lorsque celui-ci à une marchandise à lui proposer. Eh oui, c'est la triste réalité de Noêl, la consommation et la recherche du profit l'emportent sur les relations humaines.

En cette "période de Noël", les prospectus publicitaires déposés dans les boîtes aux lettres sont deux fois plus nombreux. Le but étant de nous pousser à la consommation. Il nous semblait donc important de répondre à l'appel de l'association R.A.P. (Résistance à l'Agression Publicitaire) et de participer à la 6ème journée nationale de déversement de prospectus publicitaires en organisant un déversement à Nancy à ce moment de l'année. Le but de notre action était de sensibiliser les gens sur l'absurdité que représentent les prospectus publicitaires et d'échanger quelques réflexions sur la société de consommation qui engendre cette montagne de papier.

Le déversement a eu lieu place Maginot, juste à côté du marché de Noêl. Selon la police cela faisait tâche, nous leur avons répondu que ça ne faisait pas plus tâche que les prospectus qui salissent à longueur d'année les rues, ils se sont alors vexés, il faut pas grand chose...



Comme d'habitude nous avons distribué des autocollants pour les boîtes aux lettres, ils ont eu un grand succès, 1000 sont partis en moins de 4 heures.

Beaucoup de personnes se sont arrêtées pour nous féliciter de notre action et pour exprimer leur ras le bol de la PUB. L'opération a été un grand succès. Il faut dire que les pauvres devaient subir à deux pas de nous l'agression publicitaire dans toute son ardeur :

  • 3 distributeurs d'échantillons-pubs en haut du marché de Noël. (L'un des distributeurs avait carrément un écran avec de la pub au-dessus de sa tête, qu'il portait sur ses épaules !!!)
  • une charmante jeune femme qui distribuait des tracts publicitaires en plein marché de Noël (ne le répétez pas mais elle nous a demandé un autocollant pour sa boîte aux lettres ;-) )
  • des distributeurs d'un nouveau "journal gratuit" (c'est-à-dire un catalogue publicitaire, agrémenté de quelques articles pour que la pilule passe mieux). Pour ne pas encombrer les passants et les distributeurs sous le poids accablant de tous ces prospectus, nous les avons bien sûr ajouter à notre montagne !

Bref, après ces multiples agressions, les passants venaient déposer directement les pubs qu'on leur avait refourgé à notre tas et nous demander des autocollants !
Nous avons profité de cette distribution, pour joindre un tract de réflexion sur la publicité, mais uniquement à ceux qui le désirait ! (il est téléchargeable ici).


La table de presse improvisée. Les différents ouvrages proposés étaient à prix libre: le principe étant que tout le monde puisse accéder aux bouquins quel que soit le statut social.


Le tas de prospectus et la table de presse.


A la fin de la manifestation, nous avons bien sûr ramassé tous les prospectus et nous les avons déposer dans une borne de recyclage.

D'autres photos dans la galerie.

mardi 5 décembre 2006

La publicité : une belle arnaque !

La publicité nous influence-t-elle ?

Comme une majorité des français, vous pensez que la pub ne manipule que les autres ? (73 % des gens pensent que la publicité incite les consommateurs à acheter les produits présentés et 63% des mêmes gens pensent que la pub n'a aucune influence sur eux [1].

Pourtant :

  • Nous subissons environ 3000 messages publicitaires par jour.
  • La pub est partout : murs, vêtements, abribus, télé, radio, véhicules, rues, etc. (À moins de se crever les yeux, impossible de ne pas voir les affiches publicitaires.)
  • Le budget de la publicité en France en 2005 représente 32 milliard d'euros (un budget équivalent à celui de l'armée).
  • Seuls ceux qui ont de l'argent peuvent se payer une campagne publicitaire.
  • Les publicitaires connaissent mieux le consommateur que lui-même, par le biais d'enquêtes, d'études psychologiques et sociologiques. Ils sont formés à l'art de la manipulation alors que le reste de la population n'est pas préparé à la repérer et à se défendre.

La publicité a sur nos comportements un effet que nous sous estimons à tort. Oui, la pub crée de faux besoins : Rappelez-vous du dernier gadget à la con ou d'un film minable que vous n'auriez pas été voir sans la pub.



Quelles sont les techniques des publicitaires ?

Entrenir la frustration

Un individu heureux étant forcément moins consommateur (à quoi sert d'acheter puisque ce que j'ai actuellement suffit à mon bonheur), le travail des publicitaires est de frustrer pour engendrer l'acte d'achat. La majorité des publicités tourne autour de ce concept, très simple : nous serions tellement heureux si seulement nous achetions ce produit ! Seulement l'achat ne satisfait finalement que très peu, et il faut vite penser au suivant, toujours en espérant que ce rêve éphémère change réellement notre vie...

Nous prendre pour des cons

« Keep them simples and stupids » [2] , « Les consommateurs sont comme des cafards » [3] , « Nous savions que la publicité ciblait les imbéciles. Je découvre que ça marche aussi auprès des abrutis profonds » [4] , etc. Toutes ces citations véridiques ! proviennent de publicitaires.

Nous matraquer

Panneaux surdimensionnés, affiches recouvrant tout un immeuble, 10 pubs identiques à la suite, tunnel publicitaire de 15 minutes à la télévision etc. Sans se soucier une seule seconde de notre bien être et de notre cadre de vie, les publicitaires appliquent à merveille le mot d'ordre d'Adolf Hitler : « Toute propagande efficace doit se borner au strict indispensable, puis s'exprimer en quelques formules stéréotypées. Seule la répétition constante réussira finalement à graver une idée dans la mémoire d'une foule ». [5]


La publicité est-elle de l'information ?

La pub masque la réalité du monde, elle sert à faire oublier que beaucoups de produits (Nike et la quasi-totalité des vêtements fabriqués en Asie par exemple) sont fabriqués dans des conditions déplorables par des esclaves modernes. Elle permet également de faire oublier que telle ou telle entreprise est responsable d'une catastrophe écologique, humanitaire ou économique (Total et ses plages noires, Nestlé et son lait en poudre, Le Crédit Lyonnais et ses milliards de dettes...)

La publicité n'est pas objective : À quoi sert un avis biasé ? La publicité n'est pas un moyen de communication, puisque le message est à sens unique. Pour se tenir réellement informer, utilisons le bouche à oreille, les guides de consommateurs, notre propre bon sens, etc.


La pub est inattaquable car elle crée des emplois !

Imaginons un instant un monde sans pub (on peut toujours rêver) : les milliards d'euros qui lui sont consacrés continueront de toute façon à circuler, ailleurs : les entreprises baisseraient par exemple le prix de leurs produits et investiraient d'avantage dans l'innovation.

Certes la publicité donne des emplois. De la même manière, l'insécurité routière donne du travail aux carrossiers, aux garagistes, aux assureurs, aux médecins, aux vendeurs de prothèses, de cerceuil, de chaises roulantes, etc... Doit-on promouvoir les accidents pour autant ? La prévention routière et la limitation de la publicité, si elles suppriment des emplois, permettent également d'améliorer les conditions de vie de la population.


La publicité est-elle dangereuse ?

  • La pub n'a aucune morale : Qu'une marchandise soit utile ou inutile, polluante ou non, nuisible ou non, du moment que l'annonceur paye, la publicité en fera la promo.
  • La pub pousse à la surconsommation : Alors que notre mode de vie représente un grave danger écologique, on nous incite à polluer encore plus. Par exemple on peut voir une pub pour une voiture à chaque coin de rue ! Sans compter les milliers de tonnes de papier, des milliers de litres de colle et surtout d'encres toxiques sont ainsi gaspillés pour... vous expliquez que vous devez absolument posséder cette paire de baskets ou que ce déodorant fera tomber toutes les filles à vos pieds.
  • La pub formate nos enfants, qui ne sont pas en mesure de distinguer une publicité, d'une histoire ou d'une information. Les panneaux publicitaires entrent dans les cours de récrés, les manuels scolaires contiennent des références à des marques, les kits pédagogiques sont "généreusement" offerts par des entreprises... Veut-on faire des enfants des individus intelligents et autonomes ou de dociles consommateurs ?
  • La publicité est un danger pour la liberté de la presse : Elle contrôle les médias en les finançant, en tout cas elle les empêche de parler de toute affaire génante concernant un gros annonceur.
  • La publicité nuit à la démocratie : En réduisant toute pensée à un simple slogan, il ne s'agit plus de convaincre par la justesse de ses arguments et de ses projets, mais de se faire voir le plus possible. La grande majorité des partis politiques font d'ailleurs désormais appel aux publicitaires.
  • La pub propage des idéologies néfastes : Culte de l'apparence, compétition, sexisme, etc. Se battre pour une société plus juste, plus égalitaire, où chacun pourrait vivre sans se soucier du regard de l'autre, c'est aussi se battre contre tout ce qui véhicule ces stéréotypes, donc, en partie, la publicité.
  • La publicité contre l'esprit de révolte : L'esprit de révolte, c'est se poser sans cesse la question d'une meilleur société, c'est trouver des solutions en sortant du cadre, en explorant d'autres modes de vies. La publicité, avec son discours uniformisateur, massificateur, stigmatise les marginaux et nous pousse à ne se révolter qu'en choisissant une marque "alternative" plutôt qu'une autre.




Résistons !

Pourtant la publicité n'est pas indispensable. Elle fait de l'espace public un espace marchand. Pourquoi autant de place réservée aux commerces et pas d'avantage aux artistes, aux associations, aux individus ? Il est temps de placer l'Humain, et non l'Économie, au centre de nos vies !

Par la mobilisation, la manifestation, le boycott, etc., exprimons notre hostilité à la publicité et aux entreprises qui l'utilisent et établissons un rapport de force suffisant pour inverser la tendance.

Notes

[1] Enquête TNS Sofres - Octobre 2005 - Influence de la publicité

[2] « Keep them simple and stupid and they'll become good consumers » (traduction : « Gardez-les simples et stupides et ils deviendront de bons consommateurs ») Bill Benbach, patron d'une agence de pub, rapporté par France Inter le 7 février 2005

[3] « Les consommateurs sont comme des cafards - on les asperge, on les asperge et, au bout d'un moment, ils sont immunisés. », publicitaire cité par Naomi Klein dans "No Logo"

[4] « Nous savions que la publicité ciblait les imbéciles. Je découvre que ça marche aussi auprès des abrutis profonds. », Philippe Geluck, illustrateur pour publicités

[5] « Toute propagande efficace doit se borner au strict indispensable, puis s'exprimer en quelques formules stéréotypées. Seule la répétition constante réussira finalement à graver une idée dans la mémoire d'une foule », Adolf Hitler, Mein Kampf (voir Aldous Huxley "Retour au meilleur des mondes")

Les prospectus : un gaspillage monumental !

Un moyen simple de réduire ses déchêts : Refuser les prospectus publicitaires

D'après l'ADEME :

  • 1 million de tonnes d'imprimés sans adresse sont distribués dans les boîtes aux lettres chaque année.
  • = 40 kg par foyer ou 17 kg/habitant.
  • = 5% du poids des poubelles des Français. (17 kg / 360 kg par habitant et par an)
  • = 35% du tonnage de papiers impression-écriture fabriqué chaque année en France.

Répartition en poids des imprimés sans adresse :

  • Publicités grandes surfaces : 58 %
  • Journaux gratuits d'annonces : 18 %
  • Publicités commerce local : 14 %
  • Publications des collectivités locales : 5 %
  • Autres (banques, assurances, VPC, associations, artisanat, etc.) : 5 %

Les principaux diffuseurs d'imprimés gratuits sont le Groupe La Poste (La Poste en rural et Mediapost en urbain) et Adrexo. Le reste se partage entre des petits diffuseurs locaux.

Une nouvelle convention collective, entrée en vigueur le 1er juillet 2005, a été adoptée par la profession pour assurer aux personnes qui distribuent une rémunération plus régulière qui ne soit pas directement liée au nombre de prospectus distribués. Votre autocollant « pas de pub » ne baissera pas leur rémunération.

L'autocollant ne concerne que les imprimés non adressés.

Si 15% des foyers refusent de recevoir les imprimés publicitaires distribués dans leurs boîtes, c'est déjà 150 000 tonnes de papier économisées et 150 000 tonnes de déchets en moins à traiter.




Qui paie la publicité gratuite ?

Pour le « consommateur » :

Le coût de la publicité, sous toutes ses formes, est systématiquement répercuté sur le prix de nos achats. Chacun de nous paye ainsi, en moyenne, 500 euros par an pour rembourser les investissements publicitaires des entreprises, dont 62 euros pour les seuls prospectus !

Pour le « contribuable » :

Le coût de la collecte et du traitement de ces déchets est inclus dans le montant des taxes locales. Ces prospectus publicitaires, que l'on dit « gratuits », représentent en réalité une charge de l'ordre de 110 millions d'euros par an pour la collectivité. Pour une ville de 100 000 habitants, leur traitement représente une dépense de 250 000 euros par an. Pour combien de temps encore la population estelle prête à verser de telles sommes pour continuer à recevoir ces montagnes de papier ?


Quelques solutions individuelles:

La publicité adressée :

  • Renvoyer à l'expéditeur sans ouvrir et sans timbrer, après avoir rayé votre nom et marqué «refusé» sur l'enveloppe.
  • Écrire éventuellement à la société qui vous dérange pour lui demander d'arrêter.
  • Saisir la C.N.I.L. 21, rue Saint Guillaume 75 340 Paris Cedex 07

La publicité déposée :

  • Apposer sur votre boîte un autocollant exprimant votre refus. (Vous pouvez trouver cet autocollant auprès de nous, ou de votre mairie ou de l'ADEME ou en fabriquer un vous-même.)
  • Renvoyer la publicité dans une enveloppe sans timbre à la société vantée par le prospectus ou le catalogue (il y a forcément une adresse).
  • Déposer dans les boîtes de la Poste ce qu'elle a déposé dans la vôtre.
  • Écrire à votre receveur pour lui demander d'épargner votre boîte.
  • Signer et faire signer la pétition «Pas de publicité dans ma boîte aux lettres», disponible auprès de R.A.P (Résistance à l'Agression Publicitaire).



Liens

Futurs travaux

  • Invasion publicitaire dans les écoles

Nous préparons des documents pour lutter contre l'invasion publicitaire dans les écoles






  • Projections-débats

Nous organiserons aussi des projections-débat ou des conférences.

  • Relevés d'affichages publicitaires illégaux

Nous pensons également à relever les affichages publicitaires illégaux dans l'aglomération et demander leur retrait, comme le fait l'association Paysages de France

Prochaines actions

3ème recouvrement de panneau - Samedi 20 Octobre

Recouvrement de panneaux publicitaires - Samedi 20 octobre 2007 - A 14h devant la cathédrale, puis en centre-ville.

La pub ? Parce que nous l'avalons bien !

Vous ne pouvez y échapper, les panneaux publicitaires vantant ce formidable mode de vie, destructeur social et environnemental, envahissent la ville de Nancy. Las de ce déballage, les "antipub" s'occuperont d'emballer les panneaux, de les transformer en espace de libre expression et de dénoncer cette colonisation de nos rues et de nos imaginaires.

Pour nous soutenir dans cette action de légitime révolte face à la gangrène publicitaire, vous pouvez nous rejoindre au point de rendez-vous à 14h00, devant la cathédrale, ou plus tard dans le centre ville.

Nous profiterons de l'occasion pour faire signer notre pétition pour demander l'extinction des panneaux publicitaires dans l'agglomération de Nancy :


Pétition

Pour les économie d'énergie à chaque coin de rue ?

Signez notre pétition pour l'extinction des panneaux publicitaires !


Chasse à la pub illégale

Tremblez afficheurs, le Groupe Nancéien AntiPub a repéré une quantité impressionnante de panneaux publicitaires implantés en toute illégalité dans l'agglomération de Nancy ! Nous préparons un dossier pour signaler ce mépris, afin que ces panneaux soient supprimés de l'espace public.